pablo (22)

Les internautes sont des poissons rouges, faites avec !

La numérisation du monde montre enfin des effets comportementaux sur l’homme. Preuves à l’appui. Il se trouve que le temps d’attention moyen d’un internaute est inférieur au temps d’attention moyen d’un poisson rouge. On zappe, tout simplement.

Internet est une mine infinie d’informations disponibles gratuitement et instantanément. Il n’y a qu’à voir tout le contenu partagé chaque seconde pour s’en rendre compte. Et le fait est que, grâce au développement des infrastructures numériques (2G, 3G, 4G, ADSL, Fibre, Wi-Fi,…), nous avons accès partout et tout le temps à internet, ce qui explique pourquoi nous sommes chaque jour de plus en plus longtemps devant nos écrans.

Il se trouve qu’une étude de PEW Internet montre que devant cette quantité infinie d’informations présentes en ligne, notre capacité à rester attentif pendant une période donnée diminue. Et la capacité d’attention est encore plus faible chez les générations qui n’ont jamais rien connu d’autre qu’un accès internet haut débit (même moi, né dans les années 90, j’ai connu Encarta et le bruit du modem). Cette étude montre que les étudiants qui entrent à l’université américaine ont une volonté bien plus faible que les générations précédentes d’analyser en profondeur des contenus web. La génération actuelle des consommateurs numériques vit dans un monde de « constante satisfaction » (je trouve toujours ce dont j’ai besoin) qui mène à « une perte de patience et un manque de réflexion approfondie ».

Alors que votre concurrent n’est qu’à un petit clic de distance, chaque « webmaster » se doit d’abord d’attirer l’attention de l’internaute et ensuite de le faire rester le plus longtemps possible sur son site. Ce n’est pas pour rien que Mark Zukerberg, patron de Facebook, ne tient pas son chiffre d’affaires comme indicateur principal mais bien le temps moyen quotidien passé sur sa plateforme par personne (du temps de cerveau disponible).

Quel est l’impact de ce constat sur l’industrie du questionnaire en ligne ? Il est flagrant car en moyenne, le taux de complétion d’un questionnaire en ligne est de 20%, ce qui est faible.

Selon le très réputé site Statistic Brain nous restons concentrés seulement 8 secondes devant notre écran (soit une seconde de moins qu’un poisson rouge dans son bocal…). Ou encore, 17% des pages internets sont « zappées » après 4 secondes seulement. Et un dernier chiffre montre bien notre aversion aux contenus trop longs : nous lisons en moyenne 49% des mots d’une page web qui en contient 111, et seulement 28% d’une page web qui en contient 593. Merde je suis mal barré !

Tout ça pour dire que votre questionnaire, comme n’importe quel contenu en ligne, doit suivre la règle du CCID :

  • Court : le nombre de questions doit être réduit au maximum,
  • Clair : les questions doivent être courtes, avec une bonne synthaxe,
  • Instantané : privilégiez les questions à choix multiples, avec peu d’options possibles,
  • Design : la forme doit être parfaite, engageante (voire innovante), disponible sur mobile.

Et c’est d’autant plus important pour un questionnaire en ligne que ce n’est pas seulement un contenu à sens unique, de vous vers votre communauté, mais plutôt interactif dans la mesure où votre communauté va jouer avec ce contenu, répondre aux questions, donner son avis, … et que les données recueillies sont une mine d’or pour vous.

Faire un questionnaire en ligne peut paraître complexe vu ce que je viens d’énoncer. Mais pas du tout. Il existe aujourd’hui des éditeurs de questionnaires en ligne gratuits qui peuvent vous permettre de créer un contenu tout à fait convenable en quelques minutes. Vous devez absolument vous lancer, c’est-à-dire créer et envoyer votre premier questionnaire en ligne. Vous y trouverez forcément des défauts que vous souhaiterez corriger. Alors recommencez. N’oubliez pas que les gens aiment donner leur avis, quand on leur demande poliment.

A vous de jouer.

Thomas Maître

Founder @ Vizir.co

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